L’acte primaire de l’après putsch

La page du régime d’I.B.K. tournée au Mali, les putschistes font face aux défis qui s’ajoutent aux difficultés laissées jusqu’alors en l’état. Ils initièrent la tenue de « Concertations nationales », desquelles a germé une « Charte de transition ».Celle-ci servirait de feuille de route et de légitimation supposée dans l’environnement international effarouché par le coup de force militaire survenu dans le pays. Cependant, la majorité du M5 dont la contestation de rue ouvrit le boulevard aux putschistes, ne s’est pas reconnue dans les résultats issus des assises. De surcroît, les exigences de la CEDEAO qui fixait la date butoir du 15 septembre 2020,amèneraient la junte à rétablir l’ordre constitutionnel.

La « Charte de transition » augure de la mise en place des institutions qui régiraient l’état malien. Elle préluderait à la mise en désuétude de la constitution de 1992, qui faisait l’objet de tentatives de résiliation dans le passé. L’organisation régionale d’Afrique de l’ouest lâcherait du lest, si le chef de la transition et le premier ministre étaient civils; en outre, le délai transitoire n’excédant pas douze mois. De ce fait, la population du Mali jouirait de l’assouplissement ,voire de la levée ,des sanctions économiques appliquées. L’acte primaire de l’après putsch concocté par les auteurs renvoyés à revoir leur copie, signale l’inadéquation d’un coup d’état militaire dans le cadre démocratique en construction dans les pays africains.