Coup de théâtre de l’après putsch

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Le second acte de l’après I.B.K, fut consacré à revoir la copie que le C.N.S.P avait soumise à l’appréciation de la CEDEAO. Cette organisation régionale recommandait de dépouiller la feuille de route supposée de stigmates. Le poste de vice-président sorti du chapeau, occupé par le chef de la junte, serait relegué dans l’impossibilité d’en faire éventuellement celui du principal personnage de l’état. Le premier ministre désigné constitua son gouvernement de vingt-cinq membres. Quatre ministères régaliens furent attribués aux militaires. Trois anciens rebelles , quatre femmes et trois éléments issus du M5, entre autres, intégrèrent le personnel gouvernemental.

Tenaillés par l’attente des populations et les injonctions de l’environnement international, les putschistes lâchaient du lest; suivant un chronogramme relativement étiré, révélateur de coup de théâtre , les exigences de la CEDEAO étaient partiellement restées irréalisables, avant que soit levé l’embargo infligé au Mali. La mise en liberté de deux-cent-quatre prisonniers djihadistes, préluda à celle du chef de l’opposition du pays, enlevé depuis sept mois, et la libération de l’humanitaire française détenue quatre ans durant, tous deux, par des ravisseurs. Parallèlement, la détention sans fondement juridique des personnalités  par les  putschistes se mua en libération par étapes. La mise en place de l’organe législatif transitoire et  la dissolution du CNSP étaient différées; cependant, l’environnement régional levait déjà le blocus économico-financier sévissant depuis quarante-huit jours sur le Mali, en dépit de la fermeture des frontières terrestres due à la covid19.