Une couronne virale

L’an 2020 débuta avec l’apparition brutale d’une maladie jusqu’alors inconnue. La nouvelle coronavirus s’est propagée avec célérité sur tous les continents, depuis l’année 2019 finissante. Les terriens désarmés pour contrer immédiatement l’expansion de covid19, ont pris les mesures préventives: adoption des gestes barrières, rapatriement de ressortissants vivant à l’étranger dans les zones infectées,interdiction de rassemblement pour manifestation,cérémonie, distanciation sociale,confinement à domicile, couvre-feu, et fermeture des frontières, entre autres. L’insuffisance des moyens adéquats au sein des structures sanitaires d’accueil, ne permettait pas de juguler de sitôt la pandémie. Le monde était accaparé par le décompte macabre au quotidien des victimes de coronavirus. Les restrictions imposées par les autorités des différents pays, s’inscrivaient dans la perspective de freiner sa propagation et d’éradiquer à terme la covid19. Les mesures normatives ont été appliquées sans discernement dans des contextes différents. En dépit des contraintes relatives au confinement, certains individus ne sont pas privés de moyens de subsistance; d’autres, en revanche, sont empêchés de mener leurs activités pour subvenir au quotidien à leurs besoins. Le confinement a produit sur le plan humain le stress, ou des violences conjugales. Les états industriels, ceux en voie de développement et plusieurs secteurs d’activité, ont été en proie à la récession ou à l’effondrement économique, en l’espace de six semaines, à cause de la mise à l’arrêt des structures productives.

Les interdits collectivement observés dans un premier temps, n’ont pas été hâtivement levés dans maints endroits.La crainte de l’avènement d’une seconde vague de contamination massive conduirait à amoindrir la dangerosité durable de la pandémie. Les restrictions ont ensuite été bravées par les foules qui manifestèrent en Europe, et aux Etats-unis, contre les actes racistes et les violences policières, sous le sceau de l’ordre établi. Par-ailleurs, le candidat républicain Donaldt Trump relançait sa campagne électorale «  The come back meeting » en Oklahoma où sévissait encore la propagation de covid19 à grande échelle. Le président des Etats-unis victime ensuite de la coronavirus, reprit, après quelques jours de soins dont il bénéficia, sa campagne électorale. En Algérie, les manifestants du Hirak reprirent du poil de la bête, après quelques semaines de confinement, pour exprimer les réformes qu’ils revendiquaient depuis un an.

La sensibilisation à grande vitesse aux faits dans le monde, témoigne des performances technologiques et du resserrement des liens , au-delà des frontières et de la diversité démographique. Dans la foulée, ont surgi l’enseignement en ligne et le télétravail pendant le confinement; la perspective d’entrer en possession du vaccin anticovid19 et du traitement ne semblait plus lointaine ,en l’espace de quelques mois. Les villes quotidiennement assombries d’épaisse fumée suffocante avant la crise sanitaire, étaient apparues, sous l’état d’urgence, nettoyées des retombées de la  pollution, et pourvues d’air agréablement respirable par les  citadins. Néanmoins, l’émission des gaz à effet de serre réapparut de plus belle, après la levée du confinement, en deux semaines.Le lien de causalité est pour le moins perceptible entre la propagation de virus et la dégradation environnementale. Outre le dérèglement climatique, l’exploitation abusive des ressources naturelles aurait produit une pandémie inédite qu’assumerait l’humanité.